Démontage des pistons et des soupapes

 2008
par  Sébastien Canevet
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 Démontage des pistons

Je commence par démonter le carter inférieur, afin d’accéder au vilbrequin.

Je démonte la pompe à huile

Chaque bielle est maintenue sur le vilbrequin par une coquille maintenue par deux vis.

Ici, les vis sont sécurisées par des goupilles, qui seront évidemment remplacées par des neuves lors du remontage.

Un coup de pince, un coup de clé plate (ou une douille) et l’ensemble bielle/piston est démonté. On le sort en faisant tourner le vilbrequin afin qu’il ne gène pas.

Quelques minutes plus tard, les quatre pistons sont démontés. (attention à bien les identifier pour les remonter dans l’ordre)

C’est le moment de les examiner minutieusement afin de déterminer les soins dont ils peuvent avoir besoin.

Le coussinet

Sur ce moteur, les coussinets ne sont pas amovibles, mais directement coulés dans les demi-coquilles.

Ici, un des coussinets est légèrement marqué. On est loin de ce qu’il est courant de nommer "la bielle fondue", il n’y a qu’une légère rayure.

Je vais me renseigner afin de savoir à partir de quel degré d’usure il convient de faire refondre un nouveau coussinet.

Le piston

Ici, mes pistons sont en parfait état. Il arrive qu’ils soient déformés par la chaleur et l’usure, voire carrément percés.

La bielle

Les bielles sont elles aussi en parfait état. Aucun jeu à la tête de bielle, le piston de bouge pas latéralement.

Les segments

Là, il est difficile de savoir exactement ce qu’il en est rien qu’en les regardant. La prudence est de les changer préventivement.

Passons aux soupapes.

 Démontage des soupapes

L’arme du crime est le lève soupape. Ici, un superbe facom prêté par un copain.

Il s’agit de comprimer le ressort à l’aide du lève soupape, suffisamment pour retirer la clavette, la roudelle et le ressort.

Attention à bien répertorier ces diverses pièces, il ne faut surtout pas les mélanger.

  • La solution est une petite boite avec huit compartiments (ou 48 si vous démontez un V12 à quatre soupapes par cylindre :-).
  • Les enfermer dans des sacs congélation avec le numéro d’ordre de chaque soupape inscrit dessus marche également très bien.

Ici aussi, c’est le moment de les examiner minutieusement.

Les soupapes et les ressorts sont en bon état. En revanche, les soupapes ont un léger jeu dans leurs guides.

Ca sent le changement de guide de soupape, ce que je vais faire faire, c’est hors de portée de l’amateur (enfin, hors de ma portée).

Je pense qu’il faut soigner ces guides, car c’est le seul obstacle à la remontée d’huile vià les soupapes, en l’absence de joints.

 Soupape grippée

Normalement, ces phase du démontage ne pose guère de problème sur un moteur qui fonctionne. Sachez cependant qu’il m’a été extrèmement difficile de démonter la soupape qui grippait (ce qui est à l’origine du démontage du moteur).

Normalement, il est facile de dégripper une soupape, même sans démonter. Celles ci sont munies d’une petite fente sur le dessus, ce qui permet de les faire tourner avec un tournevis via le trou de bougie.

On peut aussi les faire descendre en tapotant délicatement dessus avec un petit marteau et une cale en bois, et les faire remonter avec un tournevis via la trappe de visite latérale.

Ici, rien de tout celà n’a pu décider la soupape fautive à bouger.

J’ai commencé par tenter de la soulever avec un tournevis en prenant appui sur le bord du bloc moteur, rien.

Quelques tentatives diverses plus tard, j’ai fini par mettre une cale (un boulon, en l’éspèce) entre la queue de soupape et le poussoir, et, tournant l’arbre à came, j’ai fini par la sortir, en augmentant régulirement la longueur des boulons, au fur et à mesure que la soupape sortait.

Après examen et nettoyage, il ne s’agissait que d’un peu de corrosion (qui n’a même pas marqué la soupape). Elle coulisse à nouveau librement dans son guide. Ouf !

Comme quoi, avec un peu de patience et d’ingéniosité, on arrive généralement à ses fins :-)

Pour terminer, un petit rappel : le moteur de la BSA est dans la position inverse de la position habituelle, soit la distribution à l’arrière et l’embrayage à l’avant. C’est pourquoi les pistons et les soupapes se numérotent de la façon suivante.


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