BSA à trois roues

Trois roues valent mieux que quatre :-)
 2005
par  Sébastien Canevet
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Ma dernière acquisition, une BSA à trois roues. Depuis le temps que j’en revais, j’ai enfin craqué. J’ai toujours été fasciné par les voitures à trois roues. Je ne sais pas vraiment pourquoi, et je ne suis même pas sûr qu’il s’agisse d’un souvenir d’enfance. Qu’importe. J’ai donc craqué et j’ai acheté ce tricyclecar BSA en janvier 2005.

Voir en ligne : L’Amicale Tricyclecariste de France

 Cyclecar ? Késako ?

Après la première guerre mondiale, les gouvernements occidentaux cherchent à rendre accessible l’acquisition d’une automobile au plus grand nombre.

En France, la loi "Le Troquer [1] fixe une taxe fiscale forfaitaire de 100 francs pour tout véhicule de moins de 350 kilos, de moins de 1100 cm3 et capable d’emmener au plus deux personnes.

Immédiatement, de petits contructeurs produisent des voitures légères, nommées également "voiturettes" ou "cyclecars", en économisant sur tout pour rester au dessous la barrière fatidique des 300 kilos.

Le fait de construire un véhicule à trois roues seulement permet d’alléger considérablement l’engin, puisque cela dispense non seulement du poid d’une quatrième roue, mais surtout de l’ensemble du pont arrière.

En France, le tricyclecar le plus connu est le Darmont, version française largement modifié du Morgan britannique.

 B.S.A.

La marque BSA (Brimingham Small Arms) est plus connu pour ses motos mais a également produit des véhicules à trois et quatre roues.

Je vous en raconterai plus sur la marque dès que j’aurai un moment :-)

 Ma BSA

La mienne est un TW 34-10, 34 pour l’année de production (1934), et 10 pour Super Sport à 4 cylindres.

Je l’ai trouvée par l’intermédiaire du club dédié à la marque, le BSA Front Wheel Drive Club auquel j’ai adhéré et où j’ai été fort bien accueilli (à ce sujet, je doute que quelqu’un puisse faire rouler longtemps une BSA sans leurs judicieux conseils).

Elle était en bon état général, bien qu’elle ait fort peu roulé depuis la mort de son précédent propriétaire, Mr Slater, au fils duquel je l’ai rachetée. Ce Monsieur l’avait entièrement réstaurée, reconstruite plutôt. Aux dires de Tim Slater, son père avait longtemps hésité entre une Morgan et une BSA, avant de choisir finalement de remonter la BSA, car il avait d’avantage de pièces que pour la Morgan.

Je l’ai utilisée deux ou trois fois avant que l’embrayage, déjà bien fatigué, ne me lâche. A la vérité, j’ai un peu acheté un véhicule d’avant-guerre pour avoir l’occasion de faire de la mécanique, la MG étant fidèle à sa réputation de fiabilité, je n’ai presque jamais l’occasion d’y mettre les mains, à l’exception de la révision annuelle.

J’ai passé deux fins de semaine à remplacer cet embrayage, juste à temps pour participer au Grand Prix de Tours le 12 juin.

(Ma BSA au Grand Prix de Tours, aux côtés d’une petite MG "M", d’un Sandford et d’une Amilcar.)

[1"Loi du 30 juillet 1920 proposée par André Le Troquer, alors député S.F.I.O., qui devint plus tard président de l’Assemblée nationale, avant de se retirer à la suite d’une affaire de "ballets roses".


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