Remplacer le plexi de feu arrière

vendredi 11 mai 2007
par  Sébastien Canevet
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La Majestic a maintenant près de vingt ans, les plastiques des feux arrières commencent à montrer leur age. Il est temps d’intervenir.

Ce n’est pas forcément très apparent sur cette photo, mais le plastique est non seulement rayé et fendillé, et mais il est carrément fendu, et le feu prend l’eau. Je suis obligé de le démonter et de vider l’eau plusieurs fois par an, avec les risques de court circuit et d’ampoule grillée qui vont avec.

Avec deux vertèbres cassées, je ne peux pas faire grand chose actuellement, je vais donc me contenter de ce petit bricolage calme et placide...

Le plus simple est aussi le plus onéreux : changer le bloc phare, qui existe toujours en neuf (références DBC11644 et DBC11645 pour la Daimler). Mais à 200 €uros Hors Taxe, on doit pouvoir s’en tirer à moins cher :-)

Ca tombe bien, à l’Autojumble de Beaulieu, j’ai acheté un plexi pour le feu arrière droite pour... une livre (disponibles en neuf pour 25 €uros, références DBC11644LENS et DBC11645LENS).

 Démontage du feu arrière

Il faut commencer par démonter le feu arrière, ce n’est pas très difficile, mais j’explique tout de même comment faire. (Ceci peut aider ceux qui ont deux mains gauches et qui ne savent même pas comment changer une ampoule grillée : -). Après avoir retiré le cache plastique, qui est maintenu par deux écrous en plastique, il faut retirer le bloc porte ampoules, lui aussi maintenu par deux écrous en plastique.

Il faut maintenant démonter le feu lui même, maintenu par quatre vis, nous voyons bien les deux premières ici, les deux autres sont cachées par la moquette, qu’il convient de déplacer pour y accéder.

Un des deux autres écrous maintient en même temps la centrale de multiplexage du feu, il faut le dégager un peu pour pouvoir retirer le boîtier de feu arrière.

Un fois ledit boîtier sur l’établi, il va falloir démonter tout ça, sans rien casser, ou plutôt en ne cassant que ce que l’on veut remplacer, car nous allons voir qu’il faut casser :-).

L’ensemble est composé d’un boîtier dans lequel sont moulées les quatre paraboles réfléchissantes, d’un plexi de fermeture dans lequel sont placées trois lentilles colorées pour le stop, le feu de position et le clignotant.

Le tout est collé en place et le cerclage chromé de finition est clipsé dessus.

Commençons par démonter ce cerclage chromé, qui tient par quatre pattes recourbées derrière le boîtier. Ce n’est pas très simple car un joint est collé dessous. Avec un peu de patience, on arrive à le retirer sans le déformer.

Il faudra que je trouve un nouveau joint pour remonter ça proprement et de façon étanche.

 Retirer le plexi abîmé

Ensuite, il n’y a pas d’autre solution que de casser peu à peu le plexi avec une pince, car il est collé, et la partie collée ne peut absolument pas être atteinte lorsqu’il est en place.

Une fois le plexi complètement éliminé, la "boîte à lumière" se présente comme ça.

Et les pièces à remonter sont les suivantes, de droite à gauche, le cerclage chromé, le nouveau plexi, les lentilles colorées et le joint d’étanchéité.

 Réfection du réflecteur

L’"argenture" des deux paraboles du bas à disparu, à cause de l’humidité persistante. Il va falloir la refaire avant de remonter le feu arrière.

Il existe des aérosols de peinture "effet chrome" pour le plastique. Je vais en acheter un afin de reconstituer la luminosité originale de la voiture.

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Le lendemain, la nuit portant conseil, j’ai réfléchi et me suis documenté sur lesdits aérosols. Il semble que le "chromage" à l’aérosol soit fragile. Je n’ai pas envie de recommencer chaque année, d’autant plus que le plexi est indémontable une fois collé en place.

Une autre idée me vient, et je confectionne des réflecteurs dans de la feuille d’aluminium assez mince (environ 3/10).

Je les découpe à la forme approximative, je ponce les restes de "chromage" pour favoriser la prise de la colle, et hop, j’aurai des feux arrières presque aussi lumineux qu’à la sortie d’usine.

Voici le fournisseur des feuilles d’aluminium que j’ai utilisées :-)

Initialement, je pensais utiliser de l’araldite, mais elle a tendance à légèrement déformer le plastique, j’ai donc préféré utiliser un mastic sanitaire, qui colle très bien sur tous support.

Une fois mes "réflecteurs" maison secs, il ne me restera plus qu’à remonter le plexi neuf, également au mastic sanitaire, et à remettre le feu en place.

Je ne suis pas sur que la cohérence du faisceau de réfraction sera aussi bon qu’à l’origine, mais ça vaudra toujours mieux que les feux arrières sans réflecteur du tout ;-)

(un peu plus tard) Je viens de changer de fournisseur de feuille aluminium pour la seconde parabole, l’alu est plus brillant que le fournisseur précédent :-)

 Préparation et remontage du plexi neuf

Avant de remonter le plexi neuf, il faut débarrasser la gorge dans laquelle il s’insère des restes du plexi précédent. Ce n’est pas très facile, cette gorge (ici soulignée en jaune) est étroite.

Le plus simple a été d’utiliser un ciseau à bois et un marteau.

Une fois les petits morceaux de plexi retirés, un nettoyage consciencieux suivi d’un dégraissage à l’alcool, puis on recolle le plexi neuf avec un bon joint de silicone.

Il ne reste plus qu’à attendre que ça sèche avant le remontage final.

 Nettoyage et remontage

Je ne trouve pas de quoi faire un joint neuf pour mettre sous l’enjoliveur en chrome qui entoure le feu. Je l’ai remplacé par un cordon de mastic silicone noir.

L’eau stagnante avait commencé à corroder les douilles, un peu de papier de verre et d’huile de coude plus tard, ils sont comme neufs. Un peu de graisse silicone suffira à les protéger.

Une bonne pluie subséquente permet de vérifier que pas une goutte ne pénètre dans le phare que je viens de refaire alors que l’autre est plein d’eau comme d’habitude... Vivement que je reçoive l’autre plexi, que j’ai commandé chez Barrat, le problème sera ainsi réglé...


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