Ajouter des phares longue portée sur le Fairway Driver

vendredi 11 août 2006
par  Sébastien Canevet
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Le Fairway éclaire un peu au delà de son pare chocs, certes, mais son éclairage n’est cependant pas d’une puissance exceptionnelle. C’est pourquoi j’ai décidé d’ajouter des phares de route supplémentaires.

 Quels phares ?

Mon choix se porte sur les phares wipac, déjà montés sur la MG.

Ils m’ont donné toute satisfaction, que ce soit leur prix (30 livres) ou leur qualité, très honorable (en cinq ans, ils n’ont pas bougé d’un poil et ne sont pas piqués du tout).

Puisqu’il n’y pas de tels phares sur les taxis proposés à l’époque par la marque, inutile de se poser la question de l’état d’origine ;-)

 La pose des phares

L’emplacement le plus pratique pour ajouter ces phares est le (large) pare choc avant, ou plutôt la tôle située entre celui ci et la carrosserie.

Nombreux sont ceux qui fixent les phares sur les boulons du pare choc, qui sont situés à l’aplomb des phares principaux. Ca a le mérite de ne pas devoir re-percer la tôle de liaison.

Ceci ne me satisfait pourtant pas d’un point de vue esthétique. Je trouve que les phares additionnels laissent visuellement un vide trop grand entre eux et la calandre.

C’est pourquoi j’ai décidé de les rapprocher de la calandre. Je commence par tracer un point de perçage au stylo à marquer de mécanicien. Je découpe ensuite un gabarit dans une simple feuille de papier, en me repérant par rapport au boulon attachant le pare choc.

Mais pour une raison inconnue, ils ne sont pas placés symétriquement, je me repère donc par rapport à la carrosserie elle même.

Je perce, je boulonne les équerres de fixation des phares.

Et hop, quelques minutes plus tard, les phares sont en place. Comparez les emplacement par rapport à ceux de la première photo. Je préfère qu’ils soient ainsi, je les trouve plus équilibrés par rapport aux clignotants.

Passons à la tache suivante.

 Le raccordement électrique

Ah, l’électricité anglaise ; tout un poème, son caractère folklorique n’a d’égale que son inefficacité. Sur le taxi, c’est encore pire : il s’agit en effet d’un véhicule strictement utilitaire, qui a parcouru les rues de Londres pendant quinze ans, c’est dire que les modifications électriques successives ont laissé des traces.

C’est pourquoi je vais faire une circuit électrique secondaire quasiment autonome, plutôt que de faire des repiquages hâtifs. Relais et fusibles sont au programme.

Je commence par installer les fils de masse, je ne fais en effet en aucun cas confiance à la masse "naturelle", probablement approximative à cause de la peinture et de la rouille. La vis est en inox.

Ce fil part de la masse du phare lui même pour rejoindre la joue d’aile. Il y a le même de l’autre côté.

Il part de l’arrière du phare, avec le fil d’alimentation électrique (le "+"), et traverse le bas de l’aile avant. Elle est en fibre, j’aurais hésité à faire un trou supplémentaire dans une aile en acier, ce qui est toujours une source de corrosion supplémentaire sur un véhicule qui n’en a pas besoin.

Je tire ensuite une nouvelle masse à partir du plus de la batterie, afin d’assurer la meilleure alimentation possible, donc la meilleure luminosité à mon installation. Il s’agit d’un fil de 2.5, suffisant pour alimenter les phares qui font 110 watts àa eux deux. (Ici, le fil n’est pas encore relié à la batterie, par sécurité).

Cette arrivée de courant servira sans doute lors de l’adjonction de nouveaux accessoires dans le futur.

Plutôt que d’alimenter les phares directement, j’ai décidé d’ajouter un relais, qui complique un peu le montage, mais apporte une meilleure sécurité et des performances d’éclairage accrues.

Concernant le relais, voyez mon article ici, il lui est entièrement consacré.

Je protège le circuit avec des fusibles, l’un (10 ampères) sur la ligne d’arrivée du positif, le second (10 ampères aussi) à la sortie du circuit de puissance du relais vers les phares et le troisième (5 ampères) entre l’interrupteur du tableau de bord et le circuit de commande du relais.

Le schéma de câblage est le suivant :

Et la réalisation, avec des fils de récupération des diverses modifications successives, qui ont été retirés, repérés par des rubans adhésifs de couleurs différentes (oui, je sais, ça ne respecte pas le code couleur, mais je n’avais que ça sous la main).

Les emplacements libres dans la boîte à fusibles servira ici aussi pour de futures modifications.

 L’interrupteur

J’aurais pu simplement ajouter un interrupteur supplémentaire, mais j’ai préféré intégrer ça plus discrètement, en trouvant un interrupteur d’origine et en l’installant dans un emplacement libre sur le tableau de bord (le troisième en partant de la gauche, qui sert lorsque le taxi est équipé de la climatisation).

La prise de cet interrupteur est munie de deux ampoules, l’une, verte (celle du haut), sert à rétroéclairer la platine entourant les six interrupteurs, l’autre, blanche (celle du bas) illumine le bouton lorsqu’il est enfoncé.

Le câblage est spécifique, car il est plus pratique (et obligatoire en France) que les longues portée s’éteignent en même temps que les "pleins phares" (feux de route).

Je relie donc le bouton à un plus spécifique, qui n’est alimenté que quand les pleins phares fonctionnent. En l’espèce, je le trouve derrière l’un des deux fusibles qui protègent les pleins phares (les deux fusibles de 15 ampères, en haut à droite).

Cinq minutes plus tard, après un test rapide en montage provisoire, tout fonctionne à la perfection...


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